Portage salarial : parfois des surprises comme dans les plats cuisinés

Le mot n’est pas la chose. “Faire du portage salarial” est une chose, être un acteur responsable de la sécurisation des professionnels autonomes et de leurs clients en est une autre. Parmi les surprises encore trop fréquentes en attendant l’extension de la réglementation tant attendue, des candidats m’ont signalé une société qu’ils quittent en courant, étant donné ses pratiques peu professionnelles, voire peu éthiques.

Les accros aux plats cuisinés industriels ont eu récemment des surprises, en apprenant que les lasagnes Findus pur bœuf étaient en réalité cuisinées — on devrait dire assemblées — avec de la viande de cheval. Idem pour le hachis parmentier, jusqu’aux raviolis en boite d’autres marques. Findus et les autres ne sont pas coupables, mais évidemment responsables de cette situation. Ce sont eux qui sous-traitent à des fabricants la confection de leur cuisine low-cost, lesquels s’approvisionnent en matières premières un peu partout et, pour ce qui est de la viande, auprès de “traders de viande” (sic !) en cascade. On croit rêver, mais c’est plutôt un cauchemar, un de ces avatars de la financiarisation de l’économie, dont le consommateur est complice.

Capture d’écran 2013-03-09 à 14.07.33

Dans le portage, les choses sont parfois un peu ainsi, et les personnes intéressées sont trop souvent dans le potage ! Certaines sociétés proposent des franchises à des indépendants ou petites sociétés qui veulent diversifier leur activité, souvent parce que leur métier de base s’essouffle. Pour les candidats et pour les entreprises utilisatrices, l’illusion de la proximité avec un représentant local donne à penser que la gestion se fait sur place. D’autres sociétés font fonctionner le photocopieur à plein régime et s’improvisent “leader/spécialiste du portage salarial”. Elles montent des réunions gratuites  (encore heureux !) de présentation de leurs services. Elles font un copier-coller sans aucune plus-value des articles, formulaires et autres fiches ou pages web des acteurs connus, dont ITG.

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L’auto-entrepreneur est-il un auto-employé sans contrat de travail ?

Comme le répète Jacques Attali : “Chacun est entrepreneur de sa propre vie” ou “Créer son propre emploi sera l’avenir, chacun ne sera plus bientôt qu’employeur de lui-même”. Le pari de la création du régime d’auto-entreprise était de susciter l’éclosion de nouveaux services, de compléter ses revenus ou de faciliter le lancement d’une activité individuelle. Le bilan après 3 ans est parfois désenchanté.

Capture d’écran 2013-02-02 à 11.47.49Quand l’inscription au régime débouche sur une activité réelle — rappelons que la moitié environ n’a eu aucun chiffre d’affaires –, le résultat n’est pas toujours à la hauteur des espérances. Je voyais récemment une personne qui a lancé son auto-entreprise. Elle me disait être assez fière d’avoir réalisé 12000€ de chiffre d’affaires en un an (aouah !?), et se débattait avec les courriers recommandés de l’Urssaf et du RSI pour retards de paiement de ses cotisations, mais aussi avec le temps consacré à la gestion de ce qui est malgré tout une entreprise du point de vue légal, avec ses complications administratives*.

Assez souvent, l’auto-entrepreneur serait donc plutôt auto-employé : il a cherché à créer son propre emploi pour faire face à la crise, pour rebondir en situation de chômage. Mais ce n’est pas un emploi ! Si c’était un emploi, ce qui est le cas des auto-entrepreneurs mono-client, on pourrait re-qualifier son activité en contrat de travail, puisqu’il s’agit de travail déguisé de la part d’un employeur faux-client. Dans son auto-entreprise, l’auto-employé n’a pas de contrat de travail : il est travailleur indépendant. Il n’a pas les protections sociales du salarié ni les protections juridiques, administratives ou financières d’une société qu’il aurait pu créer lui-même ou contracter pour “porter” son activité, ce que font les entreprises de portage salarial (voir www.itg.fr ).

Capture d’écran 2013-02-02 à 11.58.08

Au delà de ces questions très factuelles, il y a aussi la dimension commerciale, marketing, voire psychologique de l’entrepreneur. Et on sait à quel point elle a une influence sur la perception des clients, prospects ou contacts. Un exemple parmi tant d’autres : une “assistante de direction ayant connu le monde des TPE (BTP, industrie, services techniques) et spécialisée en ingénierie projet” qui présente son profil sous le titre de “Parcours d’une Dirigeante” (avec un « d » majuscule), sur son site d’auto-entreprise. Outre l’utilisation de la 3ème personne pour parler d’elle toute seule, elle précise qu’elle est “aujourd’hui employée à temps plein par son entreprise”. C’est bien ce qu’elle met en avant sur sa page d’accueil, à savoir un emploi : assistante de direction, diplômée, expérimentée. Naturellement, elle reprend le sempiternel “qui nous sommes” et précise “nous vous proposons de découvrir les spécificités techniques de notre personnel, afin de mieux cerner l’étendue de nos prestations.” NO COMMENT…

(*) voir par exemple cet article très utile à destination des auto-entrepreneurs qui voudraient prendre un stagiaire.
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Erreurs persistantes sur les profils Viadeo et Linkedin

Maintenant que Linkedin dépasse en trafic Viadeo dans notre exception française où ce dernier avait été créé sous le nom de Viaduc, ceux qui n’étaient présents que sur l’un des 2 grands réseaux sociaux professionnels sont très tentés d’aller voir le second. Très bonne idée, à condition de ne pas dupliquer les erreurs habituelles.

Les sites et blogs de conseils aux personnes en recherche de mobilité professionnelle au sens large fourmillent de recommandations à propos de la présence sur ces plateformes de réseaux. Il sont animés par des consultants et cabinets de recrutement(1) ou par les RH des grandes entreprises et des moins grandes qui ont compris l’intérêt d’attirer les talents, comme on dit. Hélas, j’en trouve peu qui s’adressent aux créateurs d’activité ou d’entreprise, aux consultants solos indépendants ou autonomes, portés par exemple. Il y aurait pourtant beaucoup à dire !

Quelles sont les erreurs communes aux demandeurs d’emploi qui cherchent des jobs et aux indépendants qui cherchent des missions ? Les premiers veulent se rendre visibles des recruteurs ou des employeurs ; les seconds veulent se rendre visibles des clients ou des prescripteurs. Qui dit « visible » dit photo. Or, encore pas mal de personnes « oublient » leur photo !

profils viadeo

Ensuite, le titre du profil qui ne contient pas les principaux mots-clé. C’est là que les deux types de personnes manquent de cohérence entre leur projet et les recherches que font les personnes qu’ils espèrent toucher. Ils se contentent soit d’un titre bateau, soit d’un non-titre style « en recherche d’opportunités« , soit font les deux erreurs sur les deux lignes très limitées en nombre de mots que permettent Viadeo et Linkedin.

Puis, vient le contenu de la page, trop court ou trop long. Viadeo appelle ça la présentation, puis le parcours. Linkedin regroupe sous la dénomination parcours, le résumé puis l’expérience. Et c’est là qu’il faut dépasser l’auto-centrage pour essayer de penser à l’autre, à l’internaute, celui qui aura peut-être un besoin, qui sera intéressé d’en savoir plus et de prendre contact, qui pensera à un ami/collègue/contact à qui il enverra le lien, car il sait que ça pourra l’intéresser. En un mot comme en cent : se centrer sur le « client » pour qu’il fasse quelque chose, au lieu de simplement survoler le profil.

Et comme les visiteurs sont aussi des robots, des machines, le contenu le moins bateau possible sera un réel plus ! Les compétences, les réalisations, les résultats, etc., avec des mots précis. La cohérence avec le titre et le projet seront naturellement davantage perçus par l’intelligence humaine, même si les systèmes sont dit experts, les machines dites smart !! Sans oublier le lien pour prendre contact (adresse courriel pour le candidat, site/blog pour l’indépendant) : ce que les marketeurs appellent le « call to action », en bon français « l’incitation à agir ».

(1) Exemple de billet récent dans le blog d’un consultant en recrutement.
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Bonne année 2013

Que cette année 2013 soit aussi bonne que possible pour les porteurs de projet de création d’activité ou d’entreprise, pour les personnes qui choisissent d’être accompagnées en portage salarial et plus largement pour celles qui se re-positionnent ou progressent dans leur parcours professionnel.

2013 ITGA

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Le portage salarial a le “peps”

Cette expression d’origine anglo-saxonne, forgée à partir de “pepper” (le poivre) et “to pep” (remonter, énergiser) s’applique assez bien à la fusion des deux principaux syndicats professionnels du portage salarial : FeNPS (Fédération Nationale du Portage Salarial) + SNEPS (Syndicat National des Entreprises de Portage Salarial) = PEPS (Professionnels de l’Emploi en Portage Salarial). PEPS est également la traduction de FIFO (premier entré, premier sorti), un retour aux sources du portage salarial qui a besoin d’unité et de solidité pour réussir les négociations sur l’extension de l’accord de juin 2010.
Sans titre-1C’est le 13 novembre 2012 que ces deux syndicats se sont réunis en assemblée générale au siège de la CICF (devenue Fédération CINOV = Fédération des syndicats des métiers de la prestation intellectuelle du Conseil, de l’Ingénierie et du Numérique) pour décider de la création du syndicat professionnel commun, en réalité réunifié, puisque la FeNPS avait été créée avec la volonté d’ouvrir le dispositif du portage salarial à toutes les activités non règlementées, à partir d’entreprises ne voulant pas/plus adhérer au SEPS d’alors. Le PEPS représente désormais 90% du CA du secteur qui connait une croissance particulièrement rapide de son chiffre d’affaires depuis ces trois dernières années.
Voir aussi l’article “le portage salarial en ordre de marche pour demain”.
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L’auto-entrepreneur permet de lutter contre la précarité, et risque de la renforcer

Le gouvernement a écouté les artisans qui luttent depuis le départ contre ce régime, accusé d’instaurer une concurrence déloyale. Les chiffres sont têtus : l’activité des auto-entreprises n’est, au mieux, qu’un complément de revenus, ce qui était l’idée de départ, ainsi qu’une lutte contre le travail au noir. Même si la communication à grand renfort de campagne marketing du précédent gouvernement a pu faire croire à une solution miracle pour libérer l’esprit d’entreprise !

Or, comme le dit très bien Grégoire Leclercq, de la Fédération des auto-entrepreneurs, il s’agit souvent de populations précaires, au chômage, qui créent donc plutôt leur propre emploi, ou tentent de le faire — auto-emploi, ce qui s’appelle self-employed dans la majorité des pays ex-industriels —, donc pas des entrepreneurs au plein sens.

Un projet de Loi a été déposé par des députés UMP, pourtant collègues d’Hervé Novelli qui avait lancé l’auto-entreprise, pour limiter le régime à 18 mois : une initiative qui veut lutter contre la précarité ou qui risque de la renforcer ? En tous cas, l’auto-entrepreneur est en soi un dispositif intéressant pour lutter contre la précarité et économiser peut-être quelques dépenses sociales, mais aussi un régime qui risque de renforcer le régime sec. En matière de prestations de services aux entreprises, l’effet boomerang du démarrage avec de faibles cotisations sociales est bien connu et observé : il devient difficile de faire remonter ses tarifs ensuite et l’image de l’auto-entrepreneur est différente de celle d’une société.

Je n’insisterai pas davantage sur l’intérêt de créer d’emblée sous forme de société, lorsque c’est nécessaire dès le départ et/ou que tous les ingrédients sont là. Sinon, il existe d’autres solutions pour construire son activité avant de créer sa société :

  • une entreprise de portage salarial (EPS) pour porter le développement commercial de ses prestations intellectuelles aux entreprises, les meilleures faisant fonction decouveuse commerciale grâce à l’accompagnement,  la formation et aux mises en relation (voir https://www.itg.fr),
  • une coopérative d’activité et d’emploi (CAE) pour se préparer à devenir chef d’entreprise, de par leur fonction de couveuse d’entrepreneurs,
  • une couveuse d’entreprise pour les entrepreneurs qui ont un vrai “business plan” solide

Ensuite, après la création d’activité ou d’entreprise, ces 3 solutions peuvent également jouer un rôle pour éviter la solitude , le manque de formation, de conseils et de réseau dont souffrent les auto-entrepreneurs :

  • une EPS réputée, pour cet accompagnement dans la durée, cette progression vers l’autonomie professionnelle, qui va au delà de l’indépendance et permet des échanges productifs par l’inter-dépendance,
  • une CAE, lorsque l’entrepreneur décide de rester en coopérative et devient actionnaire de la SCOP,
  • une pépinière d’entreprise, pour prendre le relais de la couveuse.

Lire aussi Le revenu des auto-entrepreneurs actifs est bien plus faible que celui des créateurs classiquesAuto-entreprise : l’effet boomerang d’un régime

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Droite, gauche : le manque de courage nous rapproche du précipice

Depuis 10 ans, nos politiques français manquent terriblement de courage ! Ils sont sans doute échaudés par les blocages style 95 contre Alain Juppé et pensent davantage aux élections qu’à l’intérêt supérieur des citoyens. Rappelons-nous Jacques Chirac en 2002, qui avait mal vieilli, comme François Mitterand dans son second mandat, et n’était plus aux prises avec les réalités économiques du monde. Mais l’ont-ils jamais été ?

A droite, au parlement comme au gouvernement, on a des grands commis de l’état, des professions libérales, mais peu ou pas de personnes qui connaissent l’entreprise, créatrice de valeur et d’emploi. A gauche, un journaliste s’est amusé — façon de parler ! car ce n’est pas risible — de regarder le nombre de ministres et secrétaires d’état ayant travaillé en entreprise : 1 sur 38, soient 97% qui sont étrangers à l’économie réelle !! Ce manque de courage va-t-il nous précipiter … dans le précipice ? C’est un peu l’alerte que donne Jacques Attali à ses camarades au gouvernement …

Les mauvaises langues diront qu’Attali est un « je-sais-tout, donneur-de-leçons ». Il est vrai qu’il est agaçant, mais il dit des choses désagréables et essentielles, comme jadis Raymond Barre, Michel Rocard ou Jacques Delors ou naguère François Bayrou. D’année en année, l’industrie se délocalise, et on fait croire au mirage de la sécurité de l’emploi des fonctionnaires, ou à la création d’entreprise sans effort. Il est temps de redescendre sur terre.

Modestement, le portage salarial à son meilleur niveau — à la fois socialement responsable et économiquement sécurisé — peut constituer une alternative aux autres couveuses, pépinières ou coopératives pour tester la création d’une activité, en fonctionnant comme une entreprise “portée”.

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Le revenu des auto-entrepreneurs actifs est bien plus faible que celui des créateurs classiques

L’article de Capital “les auto-entrepreneurs en panne de revenus” résume fort bien la situation des créateurs d’entreprise : taux de mortalité plus fort que les statuts plus classiques d’entreprise individuelle ou de société, un quart des AE créées l’année de lancement du nouveau régime (2009) “a dégagé un revenu positif de façon continue sur les 3 ans”, comme le dit l’enquête de l’Insee, à laquelle Capital fait référence.

L’Insee apporte trois précisions intéressantes :

  1. peu ont quitté l’auto-entrepreneuriat pour rejoindre le régime non salarié classique”,
  2.  “le revenu d’activité des plus âgés est plus élevé” ,
  3. en moyenne, pour l’ensemble des auto-entrepreneurs, le premier chiffre d’affaires intervient cinq trimestres environ après leur installation. Pour la moitié d’entre eux, le délai est de deux trimestres.”

CQFD ! La création d’entreprise est une création à part entière. Elle ne se fait pas en 3 clics, sans investir sérieusement de son temps, de sa réflexion, voire de son argent. En tous cas, il est conseillé de faire une analyse très attentive, avec des regards extérieurs, de toutes les étapes pouvant aboutir à une création solide. D’où l’existence des couveuses, des pépinières, des coopératives d’activité et d’emploi, des entreprises de portage salarial, etc. qui peuvent accompagner jusqu’à la création réelle.

Et, dans le cas du portage salarial, s’appliquant à l’origine aux professionnels vendant des prestations intellectuelles aux entreprises, l’accompagnement et l’hébergement peuvent durer sans limitation ou se substituer à la création, pour les personnes devenues réellement autonomes, et qui n’ont pas envie du statut d’indépendant.

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L’habit ne fait pas le moine : se vendre a des limites

C’est dans une autre région, mais ça se pratique partout ! Voici une histoire magnifiquement racontée comme un book en ligne ou un CV original. Que cherche son auteur ? Un job, du travail en freelance ? Sans doute les deux. Et, c’est de plus en plus le cas, notamment chez les jeunes. Voila pourquoi nous le disons et conseillons à toutes les personnes en repositionnement ou évolution professionnelle : ne vous concentrez pas sur votre statut, mais sur les demandes, besoins, enjeux des employeurs, donneurs d’ordre ou clients potentiels (voir la quête du statut idéal pour quelle activité et stratégie de niche, pour une écologie de marché).

Mais comment se faire connaître ? Le travail de visibilité internet (réseaux sociaux, plateformes d’emplois et de missions, etc.) est évidemment incontournable, plus encore pour un profil créatif. Faut-il pour autant se vendre ? Poussez le bouchon ? Au risque d’être ignoré ou rejeté… Ignoré par les recruteurs ou potentiels donneurs d’ordre, qui n’apprécient pas la mise en scène : chacun ses goûts, et son avis sur le fond et la forme. En tous cas, c’est magnifique, original, complètement actuel. Juste la faute fréquente : “voirE prétentieux, arrogant…”.

Rejeté par d’autres, qui notent les quelques contradictions. Une de simple forme : la personne se présente avec un ordinateur du monde du PC à côté de lui, alors que son book ne montre que des joujoux pommés (Mac et iPhone). Une de fond : la société qu’il a créé — Evvents —, il y a 2,5 ans, “avec 7 collaborateurs”, n’a pas déclaré de CA. La “filiale” n’a, semble-t-il, pas d’existence légale, même si elle a un site internet. Et c’est là qu’on reconnait les réalisations du jeune Grégoire, à moins que ce soient celles des 4 personnes de la filiale de la SAS d’origine… !!??

L’habit ne fait pas le moine. Comme en politique, comme en publicité, il existe des surprises, une fois qu’on a fait son choix ou qu’on a été conquis par la présentation d’un bon vendeur. Au contraire,under promise but over deliver” (promettre moins mais apporter davantage), phrase attribuée à Tom Peters à propos des entreprises, est probablement un meilleur conseil à donner aux chercheurs d’emploi et aux chercheurs de missions. Se concentrer sur son cœur de métier, ce qui fait sa réelle valeur ajoutée, ne pas promettre monts et merveilles. Et, lorsque vient le temps de la rencontre dans la vie réelle, surprendre par un potentiel supérieur, des services ou compétences complémentaires, en adéquation avec les besoins exprimés de l’interlocuteur.

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Auto-entreprise : l’effet boomerang d’un régime

Comme les régimes alimentaires et l’infernal yoyo qu’ils produisent, le régime d’auto-entrepreneur, baptisé “statut” par les journalistes en mal de titres ronflants, pourrait bien provoquer un effet boomerang pas forcément désirable. Quand on lit qu’Alain Mathieu, président de Contribuables Associés, qui anime une émission régulière sur Radio Courtoisie, proposait dans son livre récent (Ces mythes qui ruinent la France) le doublement du plafond de l’auto-entreprise, pour permettre l’embauche de salariés dans le cadre de ce régime, on se pose des questions !!

Curieuse conception de l’économie, qui consiste à défendre ainsi un régime sous prétexte qu’il favorise indirectement l’emploi. Il faut dire qu’il a été mis en place à grand renfort de marketing politique par Hervé Novelli, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, pour promouvoir l’esprit d’entreprise et les revenus complémentaires, en affichage, mais aussi alléger les chiffres du chômage, en profondeur. On voit les résultats des deux côtés !! Très faibles revenus pour la moitié des inscrits qui en ont eu ! La barre des 3 millions de chômeurs franchie sans que cette mesure phare du gouvernement précédent ait eu d’incidence positive. Ne parlons pas des emplois-jeunes remis au goût du jour par la nouvelle équipe en place.

Attaqué par les artisans depuis le départ, souvent mal considéré par les entreprises (y compris celles qui font appel à des faux entrepreneurs, crypto-salariés à bas coûts), le fameux régime risque d’être remis en cause par le gouvernement actuel. La Fédération des AE craint donc pour l’avenir du régime. Comme elle le souligne par ailleurs, c’est une “solution pour contourner les difficultés et créer son propre emploi”. Alors, bien entendu, il est important de ne pas tomber dans le “… salariat déguisé”. Pour autant, même si les personnes qui facturent effectivement grâce à ce régime ne recueillent dans les faits qu’un modeste complément de revenus (lire ou relire “Les chiffres sont têtus …”), il ne faut quand-même pas jeter le bébé avec l’eau du bain, comme je disais en novembre dernier, avant la campagne électorale. Pas plus que le portage salarial n’est une solution anti-crise universelle, l’auto-entreprise peut être, dans certains cas bien définis (services aux particuliers, petites prestations ponctuelles, par exemple), une bouffée d’air pour des personnes qui ne veulent pas travailler au noir.

A contrario, les créateurs, les demandeurs d’emploi, les personnes ayant des prestations à réaliser pour des clients, ont intérêt à choisir des solutions plus sécurisées pour développer leur activité : c’est le cas des entités les plus sérieuses, parmi les Coopératives d’Activité et d’Emploi et et les Entreprises de Portage Salarial (plus d’infos sur le site d’ITG). Retrouver un emploi, créer son entreprise sous forme de société ou rester dans la structure comme actionnaire/coopérateur ou “entreprise portée”/consultant autonome/salarié de la société de conseil sont les trois situations possibles à terme.

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