La recherche de la sécurité à tous prix risque d’être un sport très dangereux !

On lit dans des hubs ou communautés Viadeo beaucoup de sujets autour des risques psychosociaux dans le monde du travail. On sait qu’il existe également le même type de risques liées au non-travail, aux exclus du système, en tous cas à ceux qui sont filtrés par des recruteurs manquant d’imagination ou figés sur les critères excluant les jeunes et les vieux (on dit seniors, pour faire passer la pilule et fermer les portes dès 45 ans parfois !). De là à dire, comme je l’ai lu que “le système s’évertue à leur refuser l’accès” et qu’il est temps “de repenser la société dans son ensemble”, il n’y a qu’un pas que certains franchissent, à l’abri derrière leur clavier informatique, en insistant sur l’importance de rechercher ou d’apporter de la sécurité !

Pour ma part, j’ai coutume de rappeler que « la recherche de la sécurité à tous prix risque d’être un sport très dangereux !« . En effet, c’est la perte d’équilibre qui fait avancer : sinon, l’Homme ne saurait pas marcher !! De même que l’on apprend à l’école hôtelière, par exemple, à ne plus regarder ses pieds pour porter des plats aux clients, mais droit devant soi, sinon on se casse très facilement la figure ! Idem pour hacher menu des légumes avec un couteau très tranchant : on accélère, afin d’avoir le rythme du geste précis et automatique !

A propos des « nouvelles organisations du travail qui favorisent ou pas l’insécurité« , tout dépend de l’attitude que l’on développe. On peut se dire que nous vivons dans une époque « OU », et trancher en fonction de ses valeurs, croyances, de sa culture ou éducation.

Négativement, on se plaint de la précarité, on rouspète, on fait la gueule… et l’effet boomerang est assuré : c’est comme la prophétie auto-réalisatrice ! Positivement, on créé/on intervient dans un mode qui nous convient, par exemple avec une Scop, en ONG, via un système coopératif, dans l’économie sociale et solidaire, etc.

Et puis, on peut se dire que nous vivons dans une époque « ET ». A ce moment-là, on se projette (au lieu de se protéger), et on met en œuvre une stratégie durable de sécurisation de son parcours professionnel, quel que soit le mode d’organisation.

Réactivement, on se positionne sur un projet professionnel proche d’une offre de services, et on peut avoir aussi bien des offres d’emploi que des offres de missions. Pas d’état d’âme à avoir, puisqu’il y a désormais « davantage de missions que d’emplois« , et qu’en répondant sous forme de contrat de mission, on est visible professionnellement et en contact avec des informations de première main pour rebondir sur un emploi classique, si on veut.

Pro-activement, et pour ne pas rester derrière son écran informatique, on fait de la veille, on participe à des conversations professionnelles liées à son savoir-faire, on prend position, on écrit, on développe une visibilité sans aucunement chercher à vendre, et encore moins à se vendre*. Au bout de quelques temps, après un investissement personnel non négligeable (on n’a pas rien sans rien), lorsqu’on est « google-isé(e) », on aura un profil professionnel qui va véhiculer une image positive et ne plus fermer les portes, au contraire en ouvrir, notamment si on a fait une présentation Viadeo qui ne ressemble pas à un simple CV, qui est bien écrite, tournée vers les autres et non auto-centrée, et qui contient les bons mots-clés, avec un bon titre.

C’est ce que nous (acteurs majeurs du portage salarial, accompagnateurs de l’autonomie professionnelle choisie)  — et bien d’autres — nous efforçons d’apporter aux personnes qui ont eu un accident de parcours professionnel et veulent rebondir, aux personnes qui sont en transition professionnelle, ou encore aux porteurs de projet de création qui veulent se lancer (pour le coup, avec la sécurité du statut de salarié porté) et tester leur nouveau positionnement, leur capacité d’autonomie et leur viabilité économique, avant de créer leur véritable société ou d’accepter un travail salarié classique.

(*) Lire l’article “Pour augmenter vos ventes, cessez de vendre

NB : pour la 4ème année, ITG aquitaine est présent au Salon de l’Entreprise Aquitaine et accueille à Bordeaux, notamment, les personnes qui sont dans cette démarche pro-active, ou à tout le moins réactive, pour progresser dans leur projet professionnel.

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