Le coworking a besoin de solutions originales

Nos amis wallons vivent les mélanges de cultures et savent créer à partir de conditions a priori moins favorables que leurs voisins français. Quand ils se mettent au coworking, il veulent y trouver un espace ouvert, avec un accès internet performant, mais également bien agencé, propice aux rencontres, avec une ambiance informelle et de l’animation. Nous français, réputés individualistes, peu enclins à l’esprit d’entreprise et à la prise de risque, serions-nous plus lents à changer, à nous mettre dans le mouvement de fond des nouvelles formes de travail ? En Aquitaine, en particulier — et plus largement dans le sud-ouest —, la qualité de vie freinerait-elle le travail collaboratif ? Certainement pas ! Il est assez loin, même s’il n’a pas disparu, le modèle du travail salarié traditionnel où l’on “embauche” le matin, on “débauche” le midi pour rentrer manger à la maison, et bis repetita l’après-midi… Le travail est multiple, morcelé, individualisé.

Les créateurs individuels ont besoin de contacts, de réseau, de rencontres, pour ne pas devenir ou rester individualistes. Dans les grandes villes régionales, comme dans les zones plus rurales (comme l’Arrêt Minute à Pomerol), les nouveaux travailleurs recherchent des occasions et des lieux pour échanger, rencontrer, créer. Ces indépendants, entrepreneurs, cadres nomades ou autres ne veulent plus se contenter de leur lieu de travail principal (bureau en entreprise ou à la maison) ou de lieux secondaires (chez leurs clients, à l’hôtel ou dans un lieu public avec du wifi). Il cherchent des tiers lieux qui soient de véritables espace de coworking, pas de simple télétravail, de location de bureaux ou autres open-spaces où ils peuvent travailler isolément ou à côté de quelqu’un.

Il ne s’agit pas de se poser, mais de dis…poser, de traverser, de séjourner un moment plus ou moins long, plus ou moins régulièrement. Feu l’association « BoCoWo” (Bordeaux Coworking), qui a été jetée avec l’eau du bain, n’avait-elle pas pour objet de “promouvoir une culture du travailler autrement , à Bordeaux et en Aquitaine, en privilégiant dialogue et pédagogie, [… ] [de] favoriser la création, la mise en place et de développement du travail collaboratif et en réseau (coworking), en phase avec les technologies numériques et l’évolution des usages, [et de] contribuer à l’attractivité économique des territoires, en lien avec les différentes initiatives des pouvoirs publics locaux” ?

Puissent les initiatives en cours et à venir répondre véritablement au besoin exprimé par les travailleurs nomades, en fournissant des solutions originales, souples et économiques ! Pour mieux définir ce besoin et ces solutions, revenons à nos amis wallons qui ont écrit notamment ce qui suit. Extraits :

  1. […] Un lieu d’accueil, de travail et de rencontre pour les entrepreneurs, porteurs de projets et d’idées qui souhaitent les partager avec d’autres.
  2. […] Une animation spécifique qui vise à créer les liens à l’intérieur de la communauté des coworkers et en dehors.
  3. Des bureaux dans un espace ouvert, une salle ou un espace de réunion pour recevoir d’éventuels partenaires, les commodités de vie et de travail, un accès internet et éventuellement un équipement technologique pointu.
  4. [Un] agencement des pièces et du mobilier ainsi [qu’un] modèle d’animation […] étudiés en vue de favoriser la rencontre, la collaboration, la discussion et le travail, pour la mise en oeuvre des projets.
  5. […] Une ambiance décontractée et informelle qui libère la créativité.
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