Créer pour le meilleur et se préparer au pire

Créer pour le meilleur et se préparer au pire” : c’est le titre d’un billet publié par Aurel Toko, une personne qui s’intéresse de près au sujet et a également écrit un billet fort justement titré “L’absence de compétences marketing/vente nuit gravement à la survie de votre entreprise”.

Parmi les idées développées dans le premier billet, ce blogueur revient sur une aventure entrepreneuriale qui “s’est plutôt mal terminée. La liquidation judiciaire pour insuffisance d’actifs sera prononcée très prochainement au tribunal de commerce. En ce qui me concerne, les conséquences financières ont été très  importantes : perte de plusieurs milliers d’euros et cession d’actifs personnels pour honorer des engagements financiers professionnels. Le recul aidant, je suis parvenu à la conclusion que j’aurais pu réduire l’impact financier de cet épisode si j’avais, en amont de ma stratégie de création d’entreprise, envisagé le scénario du pire.”

En se posant, en amont, toutes les questions liées à un scénario du pire, il suggère que le créateur aura “toutes les réponses et stratégies qui [réduiront] l’impact des conséquences négatives.”

Concernant le second billet, je confirme ce que j’observe chez les nombreux créateurs d’activité solo que je rencontre. Pour les personnes qui ont une réelle envie d’entreprendre, forte et personnelle, cette envie ne suffit évidemment pas pour réussir son activité ou son entreprise. D’autres ingrédients sont nécessaires, et d’abord le talent du créateur, en d’autres termes un savoir-faire avéré dans son ou ses domaines d’intervention. Il y a ensuite ce qui en découle, à savoir son ou ses offres de services (ses « produits »), qu’il a conçus pour un marché solvable. Et puis, il y a la capacité et la motivation pour se développer à travers un réseau (prescripteurs, clients, collègues, partenaires). A cela, s’ajoute l’autonomie professionnelle, une qualité à développer, un chemin qui se construit progressivement.

Comment construire cette autonomie ? Evidemment pas en restant isolé, mais en étant accompagné, en étant en réseau, en développant l’inter-dépendance entre collègues, confrères, et même concurrents. L’autonomie professionnelle ne se confond pas avec l’indépendance, comme l’illustre cette analogie plaisante : “Si un navire remorque une barque et que les marins de la barque coupent le câble qui les relie au navire, certes ils seront indépendants, mais ils ne seront pas autonomes”. La véritable autonomie est un épanouissement de soi et elle est faite d’échanges, tout comme la liberté qui se partage avec celle des autres.

La solution du portage salarial permet de tester à la fois son marché et ses qualités de professionnel autonome en grandeur réelle, mais avec un filet de sécurité.

Partager sur (Viadeo, Facebook, Twitter, Netvibes, etc.) :
  • Facebook
  • Twitter
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • Netvibes
  • Posterous
  • RSS
  • Technorati
  • viadeo FR
  • Wikio IT