Créer une entreprise, un choix de plus en plus affirmé

capture-decran-2016-10-26-a-19-36-56Dans un article paru dans Les Echos/Entrepreneurs, à propos de la fibre entrepreneuriale en France, on découvre que près d’1/3 des français se trouvent ou se sont trouvés à un moment de leur vie dans une perspective entrepreneuriale. Un peu plus de la moitié de ces 15 millions de français considèrent que la création/reprise est le choix de carrière le plus intéressant.

L’indice entrepreneurial français est une enquête réalisée par TMO régions pour l’AFE (ex-APCE), avec Pôle Emploi et la Fondation MMA des entrepreneurs du futur auprès de 1 700 Français.

Le portage salarial est une alternative intéressante à l’immatriculation en tant qu’entreprise individuelle pour toutes les activités de services aux entreprises liées à une prestation de conseil, formation et autres prestations intellectuelles.

Le portage salarial permet de combiner l’envie de travailler à son compte et de conserver ou retrouver le statut salarié. Créer autrement, via portage salarial, est aussi un moyen d’avoir sa propre entreprise, au sens indépendance, propriété de clientèle, autonomie commerciale, mais avec le registre du commerce, le numéro de formateur, la facturation et le traitement administratif assuré par un tiers de confiance qui sécurise l’activité tant pour l’indépendant que pour son client.

Lire l’article L’entrepreneuriat, le meilleur choix de carrière pour 8,2 millions de Français

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Nouvelle-Aquitaine : été, soleil, emploi, entreprises

IMG_0229La grande région, issue de 3 anciennes régions (Aquitaine, Poitou-Charentes et Limousin, respectivement 5 départements + 4 + 3 = 12), n’était pas la mieux lotie des régions hors Ile de France, loin derrière ex-Rhône-Alpes, désormais groupée avec Auvergne. Moins attractive économiquement que sa voisine du grand-ouest, la région des Pays de la Loire, elle attire désormais fortement les personnes avec des envies de mobilité, de qualité de vie, de modération relative des prix et aussi des entreprises ou startups.

L’Insee confirme ces signes de reprise, comme par exemple les créations d’entreprises à + 3,7%, les défaillances en baisse de -5,5 %, un gain de près de 2.200 emplois sur un trimestre, mais un peu inférieur à la moyenne nationale, avec un taux de chômage à 9,6 % de la population active au lieu de 9,9 % au plan national.

Chez ITG, au niveau régional, on observe une augmentation des recrutements de 20% et du chiffre d’affaires des consultants de 60%, signe que le sens de l’histoire voit se développer l’économie de projet, le travail par mission, la création d’activités de conseil, le besoin d’experts ou prestataires prêts à intervenir pour réussir une mission.

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Quand un organisme de formation « recrute » des auto-entrepreneurs

Quand un organisme de formation « recrute » des auto-entrepreneurs, ça peut rapporter gros au départ et coûter très cher à l’arrivée !! C’est le résultat d’un procès perdu par un organisme appelé Formacad, contrôlée par l’URSSAF de Paris-région parisienne. Appartenant au même groupe que le célèbre Acadomia, l’organisme qui a essayé de se présenter comme client de prestataires indépendants a perdu en cassation.

L’arrêt n° 1179 du 7 juillet 2016 de la Cour de cassation précise que « les formateurs auto-entrepreneurs étaient soumis aux ordres et aux directives de la société Formacad, laquelle disposait du pouvoir de contrôler l’exécution de leur travail et d’en sanctionner les manquements« . L’arrêt ajoute que la « présomption légale de non-salariat qui bénéficie aux personnes sous le statut d’auto-entrepreneur peut être détruite s’il est établi qu’elles fournissent directement ou par une personne interposée des prestations au donneur d’ordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente à l’égard de celui-ci« .

Le lien de subordination juridique étant établi, la cour d’appel a déduit que le montant des sommes qui leur avaient été versées devait être réintégrées dans l’assiette des cotisations de l’ employeur.

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Passer du statut AE en EI, dit-il

Lu sur le site d’humour grinçant « je-hais-le-RSI », ce post d’une personne qui explique être « passé du statut AE en EI« , suite à une erreur de l’URSSAF, finalement reconnue et réparée grâce au Médiateur de la République.

Vendu comme un statut, le régime d’auto-entreteneur, désormais micro-entreprise, peut faire illusion et donner à penser qu’il est en dehors du statut d’entreprise individuelle. Or, tout ce qui n’est pas société unipersonnelle ou avec plusieurs associés n’est pas une personne morale mais une personne physique, et donc une entreprise individuelle.

Le régime dit « micro » qui existait depuis longtemps a été assoupli, simplifié et « markété » fin 2008 pour lancer l’auto-entrepreneur le 1er janvier 2009, avec le succès que l’on sait. Succès d’estime, succès médiatique en positif comme en négatif. Succès très relatif en création réelle d’activité facturée : la moitié sans activité économique, l’autre moitié avec un CA très modeste.

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Auto-entrepreneurs : chiffre d’affaires en baisse de 1,7%

Davantage d’auto-entreprises ont déclaré un chiffre d’affaires : 6 sur 10 au quatrième trimestre 2014. Mais il était en baisse de 1,7 % sur un an  : en moyenne à 3.290 euros. Selon l’ACOSS, le chiffre d’affaires moyen a reculé dans une très large majorité de secteurs, et plus particulièrement dans le commerce, la réparation automobile et le commerce de gros. Donc, a priori, plutôt pour les activités de vente de produits ou de services aux particuliers, pas ou moins pour les activités de service aux entreprises.

C’est bien dans ce type d’activité que les personnes en portage salarial utilisent le double statut ou passent de l’un à l’autre. Et de plus en plus souvent, en passant du libéral (entreprise individuelle) vers le statut salarié (via portage).

Voir l’article de La Tribune > Etre auto-entrepreneur est-il toujours intéressant ?

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L’Uber et l’argent d’Uber : encore l’effet d’aubaine de l’auto-entrepreneur

Capture d’écran 2015-05-02 à 13.02.51Quid du statut proposé aux conducteurs d’UberPop ? En lisant attentivement l’article “Les conducteurs d’UberPOP devront passer au statut d’auto-entrepreneur”, on voit bien les grosses ficelles !! Est-ce du travail dissimulé, comme le disent les détracteurs ? Le Tribunal de Commerce de Paris n’a pas interdit l’activité, en attendant la suite judiciaire à la rentrée…

Comme pour nos grandes entreprises françaises (dont certaines comme Total qui promet qu’elle paiera à nouveau l’impôt sur les sociétés en France) et les grands noms américains de l’économie numérique (les fameux GAFAM), il y a la présentation marketing et la réalité : avec Google, par exemple, les services sont gratuits, mais ont un coût en terme de pistage marketing, de surveillance de nos faits et gestes et d’évasion fiscale à grande échelle. Analyse d’un phénomène présenté comme la lutte des anciens et des modernes*.

• “UberPOP modifie les conditions pour qu’un chauffeur puisse devenir partenaire, et accueillir des clients” : le chauffeur est partenaire > encore un mot qui s’est vidé de son sens ! N’entend-on pas des consultants-formateurs dire qu’ils ont tel organisme de formation comme partenaire ? Alors qu’ils en sont simplement des sous-traitants.

• “La société demande désormais aux conducteurs de créer un statut d’auto-entrepreneur pour pouvoir exercer. Ils ne sont donc pas à proprement parler [sic !] des salariés d’Uber”. En bon français : on les prie de s’inscrire comme entreprise individuelle, sous régime d’auto-entrepreneur. Chaque chauffeur sera donc un indépendant qui effectue du service à la personne pour le compte d’un tiers, comme TNS (travailleur non salarié), cotisant au RSI. A noter que le site Uber propose aussi que les conducteurs puissent créer leur société et précise qu’en tous cas le Code NAF sera l’un des 2 suivants : 49.31Z : Transports urbains et suburbains de voyageurs ou 49.32Z : Transports de voyageurs par taxis.

Capture d’écran 2015-05-02 à 14.07.19• “Les chauffeurs devront être assurés en responsabilité civile professionnelle”. Le chauffeur domicilie son activité à l’adresse de son domicile personnel et souscrit une assurance professionnelle qu’il ne peut pas passer en frais.Le chauffeur partenaire [sic !] doit souscrire à 2 assurances : la RC Circulation et la RC Exploitation

• “Le chauffeur devra tenir des comptes séparés (incluant notamment la déclaration du chiffre d’affaires réalisé) du reste de ses activités professionnelles”. Comme auto-entrepreneur, il pourra difficilement avoir d’autres activités de services. Il est donc lié de fait à un seul donneur d’ordre, la plateforme par laquelle il réalise ses courses de taxi, d’autant que le code d’activité est spécifique au transports de voyageurs.

• “Uber demande qu’un médecin agréé par la préfecture délivre une attestation d’aptitude physique. Ce document doit venir certifier que le chauffeur ne possède aucune contre-indication à la conduite et est à même de manier son véhicule en toutes circonstances”. On se rapproche de la visite médicale obligatoire à l’embauche d’un salarié !!

• “Uber demande à ce qu’une formation « complémentaire approfondie notamment en matière de sécurité routière lors de trajets avec des passagers, d’entretien du véhicule, et sur les aspects économiques et fiscaux » soit suivie par le conducteur”. Encore une autre dépense que l’entrepreneur individuel ne pourra pas passer en frais !

Elle est pas belle la vie !? Tout ça pour une commission de 20% et, comme dit Uber : “C’est tout ! Il n’y a aucun frais fixe ni frais caché : si vous ne roulez pas pendant une semaine, cela ne vous coûte rien” > Encore heureux !

(*) voir aussi 2 articles du quotidien Sud-Ouest en février, puis en mars : “Uber Pop à Bordeaux : trois chauffeurs interpellés”, “Une rixe entre deux chauffeurs de taxi et un conducteur Uberpop”.

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L’auto-entrepreneur : un non-salarié à part

Capture d’écran 2015-02-16 à 23.01.17« Gagner plus » était une promesse, au moins une envie. Economiser des charges et des impôts était le but, pour beaucoup.

L’étude « Panorama de l’emploi et des revenus des non-salariés« , publiée par l’Insee, constate que les effectifs de non-salariés ont progressé de 26 %, de 2006 à 2011, particulièrement dans des activités de service telles que le conseil en gestion, le design, l’informatique, ou encore des activités artistiques et récréatives.

Le succès du régime d’auto-entrepreneur y est pour beaucoup, sans doute. La progression du chômage aussi, probablement.

L’étude note que l’auto-entrepreneur s’inscrit « dans une tendance à la diversification des formes d’emploi [… avec] l’apparition dans la période récente de plusieurs modèles se situant à la frontière du salariat et du non-salariat« , comme les coopératives d’activité et d’emploi ou le portage salarial.

Les revenus moyens des non-salariés que l’étude appelle « classiques », à savoir les indépendants et les responsables d’entreprises sous forme de sociétés, qu’ils soient seuls ou avec des salariés, sont supérieurs à ceux des salariés du privé. Mais, ils sont très variables selon les métiers : des plus faibles (immobilier) aux plus forts (métiers médicaux et activités juridiques et comptables).

A contrario, les revenus des auto-entrepreneurs économiquement actifs (environ la moitié des auto-entrepreneurs déclarés) varient peu d’un secteur à l’autre et tombent en moyenne à 460 €.

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Montée en puissance du recrutement via les réseaux sociaux

logoParisien-292x75Une enquête montrerait qu’on est passé de 2% en 2009 à 15% 5 ans plus tard. Par ailleurs, comme le dit cet article du Parisien : « Les salariés en poste qui cherchent sans chercher sont la cible privilégiée des recruteurs« . Exactement ce que nous disons aux personnes qui souhaitent aussi se faire recruter pour des missions.

Quelle conséquence pour les professionnels autonomes ? Qu’ils aient déjà créé leur structure, en s’enregistrant au registre du commerce ou choisi une solution intermédiaire telle que la couveuse, la coopérative ou le portage salarial ? Toutes et tous, dès lors qu’il s’agit de prestation de service de type intellectuel aux entreprises, savent ou découvrent assez vite comment se faire connaitre, sans avoir l’air de faire du commercial.

C’est là que les plateformes de réseaux sociaux professionnels (ou consultés par des professionnels), de même que les clubs et réseaux de la vie réelle, prennent tout leur sens, comme autant d’occasions de montrer ses savoir-faire, expériences, réalisations. L’article avance même que le « vivier de chassés-chasseurs [représenterait] 80 % des actifs [sur ces réseaux]. Car […] les salariés inscrits font avant tout de la veille, guettant tranquillement la moindre occasion, tandis que les DRH, les manageurs et les chasseurs de têtes viennent de plus en plus y faire leur marché. Ils sont 22 %, selon une enquête récente de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) à y chercher régulièrement la perle rare. Même Pôle emploi recommande de ne pas négliger les réseaux sociaux, qui agissent comme une loupe sur votre candidature, lui donnant une visibilité comme nulle part ailleurs. »

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Créer des emplois et créer son propre emploi sont des choses bien différentes

Capture d’écran 2014-10-20 à 12.45.51L’article “Créer des entrepreneurs ou des emplois? Ce n’est vraiment pas la même chose”, publié dans Slate.fr rappelle que “plus le nombre d’entreprises sans salarié nouvellement créées est important, plus la probabilité que celles-ci créent des emplois est faible”.

L’auto-entreprise, les conseils donnés dans les salons professionnels, ainsi que le dernier livre de Jacques Attali (Devenir soi) qui nous propose de “prendre le pouvoir sur [notre] vie”, tout invite à (re-)prendre en main sa destinée professionnelle. Créer son propre emploi est au fond la promesse du régime d’auto-entrepreneur, en réalité une des solutions pour l’auto-emploi (self-employed).

Créer des emplois en créant des entreprises avec des salariés, telle est la promesse de la vraie entreprise : plutôt une société, avec un capital social, des associés, et des salariés, au fur et à mesure de son développement. Mais, attention à ne pas tomber dans les abus montrés dans l’émission Capital du 5 octobre (Le CDI est-il devenu un privilège ?), par exemple le journaliste à qui une rédaction a proposé un contrat en auto-entrepreneur (sic !) ou cette Directrice Marketing, toujours stagiaire au bout de 2 ans et payée comme telle, alors que l’entreprise bénéficie du financement du Conseil Régional Ile de France pour la création d’emploi : on croit rêver !?

Comme le dit l’article de Slate.fr : “Le boom actuel des créations d’entreprises traduit beaucoup plus le développement d’une nouvelle forme d’emploi que celui d’un nouveau tissu d’entreprises créatrices de valeur et d’emplois […] La création d’entreprises destinées à croître – et donc à embaucher – est en chute libre”.

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Le portage salarial expliqué le plus simplement possible

france-bleu-girondeC’était hier matin, sur France Bleu Gironde, dans la rubrique « Objectif Emploi » de la matinale avec Dominique Bourdot. A l’occasion de la réunion d’information mensuelle d’ITG à Bordeaux, je journaliste me demandait d’expliquer « comme à un enfant de 3 ans », en quoi consiste le portage salarial, quels sont les avantages et inconvénients, qui est concerné et qui ne l’est pas. 

Pour écouter les 3 mn d’émission, c’est par ici.

Juste un petite coupure de son enregistré depuis le site de la radio (le mot “contrat commercial” est peu audible). Capture d’écran 2014-09-16 à 08.05.20

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